L’hypnose de plus en plus (enfin) reconnue pour son efficacité sur la douleur.
Dans son article (Ce que l’on sait de la douleur) paru le 21.02.2019 dans le journal du CNRS, Laure Cailloce  met en avant la composante émotionnelle de la douleur et les possibilités de l’hypnose dans le cadre de la lutte contre la douleur.

La douleur une expérience subjective…
Bien qu’il ne soit pas nécessaire d’avoir la moindre connaissance en neurosciences pour pratiquer l’hypnose… au même titre que des connaissances en mécanique ne sont pas nécessaires pour conduire une voiture… de plus en plus de nos étudiants s’intéressent au cerveau et notre formation neurosciences rencontre un franc succès.

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Antalgiques… attention danger.
En France, près de 30% de la population victime de douleurs chroniques … Il est urgent de répondre autrement aux douleurs (surtout chroniques) qu’en augmentant les doses d’antalgique de pallier 2 (ex Tramadol). Le corps s’habitue et progressivement il faut augmenter les doses pour obtenir le même résultat… c’est ainsi qu’au USA 74.000 personnes sont décédées de surdosage en 2017.

Douleur… sensation et émotion.
Selon l’ IASP (International association for the study of pain),  la douleur est une « expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle, ou décrite dans ces termes». Du fait de la composante émotionnelle, la douleur est une expérience éminemment subjective.

La douleur… c’est dans cerveau que ça se passe!
De très nombreuses structures (une quinzaine de régions) interviennent dans la douleur… le cortex pré-frontal, l’amygdale, l’hippocampe…
Des découvertes étonnantes… l’ocytocine, l’hormone de l’attachement intervient aussi dans les mécanismes de régulation du cerveau!

Et l’hypnose…
L’hypnose a fait ses preuves… même dans les salles d’opération.
Le but de l’hypnose n’est pas de se substituer aux médicaments mais de permettre une réduction (parfois très importante) des doses… elle est dans son rôle d’approche complémentaire.
Selon le professeur Rémy Schlichter (Professeur de neurosciences, Université de Strasbourg), le ressenti de la douleur passe par l’insula et le cortex cingulaire antérieur, le but de l’hypnose (comme de la méditation) est d’empêcher une information potentiellement douloureuse d’arriver à la conscience. L’hypnose va dissocier la nociception du ressenti émotionnel.

Dr Robert Larsonneur
CES de cytologie et histologie générales.

 

Noémie (responsable du département hypnose) et Robert.